Majella
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NL: Merhaba lanceert voor de tweede keer dit jaar een « Souk Del Mundo »!
Een editie in het kader van de L-week, georganiseerd door het Regenbooghuis,
deze keer exclusief voor vrouwen die van vrouwen houden !
De vrouwenparty van het jaar : zaterdag 20 november in de Beursschouwburg,
op de bovenste verdieping… Ingang via de grote entrée,
de trappen op in stijl ‘contes de fées’, tot de bovenste verdieping, olé, olé!
De ‘zilveren zaal’, een hippe semi-industriële ruimte, met houten vloer, verduisterd, zwoel.
Aansluitend: een bar voor wie even wil ontsnappen aan de swing.
Last but not least: het dakterras met verassend zicht op de nacht.
Een verademing voor rooksters, een inspiratie voor poëtessen,
het summum voor romantische Rania’s.
Onthaal, bar, DJ’s… vrouwen, vrouwen, vrouwen…
En de muziek?! Alles in super Souk Del Mundo-stijl, warm, verleidelijk, opzwepend.
Met, zoals beloofd, een 100% vrouwelijke line-up van DJ’s met pure klasse:
Opwarmer: DJ Majella and her “boots are made for walking”…
knettergekke surf, jaren ’60 hits, funky disco style…
Gevolgd door DJ 'Phée, wereldmuziek, versie hyper cool,
wetend dat de wereld groot is …
DJ Oxana Oosterse en Oriëntaalse ritmes die niemand koud laten…
Special Guest : Isa GT ! Overgevlogen uit Londen, van Colombiaanse origine,
lid van het feministisch collectief “Girlcore”, internationaal gewild,
funky-popy cumbia beats …
Trek je beste schoenen aan, doe alvast een truitje minder aan, it’s party time!
Merhaba ‘Girls Souk Del Mundo’@ Beursschouwburg
Zaterdag 20 november @22:00 – 05:00
Adres:
Beursschouwburg, A. Ortsstraat 20-28, 5de verdieping (Metro: Beurs)
(NIET in de Electriciteits Centrale zoals hier en daar aangekondigd).
Inkom:
8€ (6€ çavariapas)
Meer info:
wadiproject@gmail.com
0488 572 574.
« Souk Del Mundo »
De Beursschouwburg
Zaterdag 20 november 2010
22:00 – 05:00
FR: Samedi 20 novembre 2010 de 22h00 à 05h00 @ Beursschouwburg (métro Bourse)
Here's a Private Lesbian Party on the roof top!
Pour celles d'entres vous qui ne sont - curieusement - pas encore au courant,
la soirée L de cette année aura lieu le samedi 20 novembre
au Beursschouwburg, sur le toit !
Et oui, nous avons sorti le grand jeu pour vos petits pieds !
Une soirée just for girls and women... pour changer.
Le samedi 20 novembre, on entre par le grand escalier
style princesse de contes de fées que nous (ne) sommes (pas)
direction la piste de danse sur le toit du Beurs.
Sur place d'abord l'espace: cosy, tamisé, ...
Ambiance féline pour délicieusement commencer...
Terrasse pour les fumeuses et les romantiques.
Dedans, bar et piste de danse !
Côté musique, la grande classe.
On vous l'avait dit, une line-up 100% féminine:
En entrée, DJ Majella et ses variétés des années '60
qui grimpe version disco au fil des morceaux. Vous avez dit disco?
DJ 'Phée, musiques du monde version hyper branchée et le monde est vaste...
DJ Oxanna L'orient, beats irrésistibles, toujours et encore
...
Spéciale invitée: Isa GT, elle nous vient de Londres mais
ce sont ses origines colombiennes qui nous parleront ce soir-là.
Membre du collectif féministe "Girlcore",
la belle actionnera les décibels funky-pop y cumbia.
Par ailleurs, le bar, la caisse, la sécu, l'ensemble sera tenu par les filles.
Parce qu'on aime ça, parce que vous le valez bien !
Petit rappel important: la soirée sur déroulera au Beursschouwburg
et non pas à la salle de la Jeunesse (Centrale Électrique)
tel que vous pourrez peut-être le lire ci et là. Erreur...
On fait comme on a dit? Any question ? Feel free
Line-up:
Mehaba ‘Girls Souk Del Mundo’
Samedi 20 novembre : 22:00 – 05:00.
Adresse:
Beursschouwburg
Rue Orts 20-28, 5ième étage
(métro: Bourse)
Entrée:6€,8€

Ochy Curiel est une auteure chanteuse afro-dominicaine. Elle appartient à plusieurs mouvements qui conçoivent l'art comme instrument politique de transformation. Elle collabore avec des mouvements populaires qui œuvrent dans les quartiers ouvriers de Saint-Domingue. Pendant les années quatre-vingt dix, elle devint membre puis dirigeante d'Identity (Maison pour l'identité des femmes afro), une association féministe qui s'occupe de questions relatives au sexisme et au racisme. Ses articles ont été publiés dans des revues telles que Nouvelles questions féministes, à Paris, ALAI, en Équateur, la revue de la faculté latino-américaine de Sciences sociales de l'université de Rio de Janeiro et dans plusieurs magazines féministes en ligne du mouvement antiraciste.
"Je suis une militante féministe lesbienne parce que c'est bien le féminisme qui me donne la vision politique de mon lesbianisme. Mon lesbianisme est politiquement féministe parce qu'il n'est pas seulement sexuel mais, comme le dit Adrienne Rich, un continuum lesbien : un acte politique continuel qui cherche à créer un monde de et entre femmes. Le féminisme me donne les outils pour intervenir politiquement en tant que lesbienne. C'est à partir de cette position de féministe lesbienne que j'interviens dans les mouvements lesbiens et dans ceux des femmes afrolatino-américaines et afrocaribéennes. (....)
L'hétérosexualité, en tant que norme patriarcale soutenue par le cadre juridique, religieux et économique a eu pour conséquences l'exploitation et la subordination des femmes. Cela le féminisme l’a démontré dans ses différents courants.
Être lesbienne remet et a remis en cause cette norme – autant la pratique sexuelle que la pratique politique. Car cela suppose une indépendance des femmes dans plusieurs dimensions, en questionnant la sexualité légitimée (hétérosexuelle), en rejetant la dépendance économique (par rapport aux hommes) dans la famille nucléaire et dans le mariage, et en sortant de ces logiques.
Être lesbienne est un acte subversif en soi, mais cela ne suffit pas. Le problème que nous avons à présent est que le lesbianisme ou le féminisme radical que nous avons connus en d'autres temps ont été mis sous le contrôle des États. Les politiques d'égalité, auxquelles nombre de féministes (hétéros comme lesbiennes) ont adhéré, ont permis d'établir le discours de "plus de femmes aux postes de pouvoir", mais cela n'a pas changé la logique. Au contraire, elles sont montées dans le train, quelques-unes vont jusqu'à le conduire, mais le train continue de suivre les rails de toujours, dans la même direction sexiste, raciste et classiste.
À présent, c'est le tour des politiques de genre, de l'équité entre hommes et femmes; et pour cela des fonds importants sont disponibles, ainsi que beaucoup de prestige et de privilèges pour celles qui les sauvegardent. Cela n'a rien changé à la situation des femmes ni n'a renforcé le mouvement lesbien féministe. (…)
Il me semble que les rencontres sont importantes parce qu'elles permettent de prendre le pouls de la manière dont la pensée féministe et la pensée lesbienne féministe se sont développées. Nous rencontrer, nous voir et échanger des énergies peut être enrichissant. Mais cela n'acquière une dimension politique que dans la mesure où cet espace permet un débat, une réflexion et des définitions stratégiques. Voilà l'importance d'une rencontre dans laquelle on investit autant d'énergies et de ressources. (…)
J'espère que la rencontre aura assez de maturité politique pour approfondir notre mouvement, en indiquant des stratégies collectives dans lesquelles nous puissions nous reconnaître. (…) Je suis inquiète de voir s’établir une vision féministe lesbienne hégémonique : celle qui soutient des propositions telles que de nous incorporer au mouvement que l'on nomme aujourd'hui LGBT (lesbien, gay, bisexuel et transgenre). C'est ainsi que l'on affaiblit de plus en plus les espaces lesbiens autonomes. Il s'agit là d'une position essentialiste qui agite le drapeau de la fierté lesbienne sans tenir compte de la complexité qu'elle implique, et va jusqu'à l'extraire de sa réalité socioculturelle.
Je suis inquiète que cet espace soit encore une fois envahi par les discours et les demandes légitimés par le système, comme le mariage ou la maternité lesbienne, sans remise en question des instruments de l'oppression patriarcale. Sans analyse des mécanismes culturels utilisés par le pouvoir pour se justifier, et sans réflexion sur ce que ces instruments signifient pour les femmes en général et pour les lesbiennes en particulier. (…)
Il est urgent d'explorer ce que pourrait être, dans ce contexte patriarcal néolibéral, notre rôle et notre perspective politique en tant que lesbiennes féministes.
Il est urgent de visualiser un féminisme lesbien qui ne se réduirait pas à la seule demande de quelques droits ni à la seule situation des lesbiennes, mais bien à notre responsabilité, notre volonté et notre créativité pour que le féminisme soit le pari pour la réelle transformation du monde.
Il est urgent d'adopter une position plus radicale et de générer de nouvelles pratiques politiques qui en dérivent. Ne pas seulement continuer à se concentrer sur la diversité sexuelle, sur la visibilité, l'identité et la fierté lesbienne, lesquelles - bien que ce soient des stratégies - sont les plus pauvres lorsque sont nécessaires des changements de fond, des paris pour la transformation du monde.
Si notre proposition reste limitée à la question de l'identité, nous ne remettons pas en cause le système raciste hétérosexuel. En tant que mouvement, nous devons aller vers la destruction de ce système et de ses articulations. La politique de l'identité est un mal nécessaire qui te permet de te reconnaître pour approcher d'autres femmes, semblables et non pareilles. Évidemment, une femme noire, comme moi, possède des éléments qui coïncident avec les miens parce que le racisme nous touche de la même manière. C’est ainsi que nous nous organisons de la même façon avec les lesbiennes, tout en sachant qu'il s'agit là d'une stratégie provisoire et non du but en soi. Je peux me sentir fièrement lesbienne ou bien fièrement noire, mais ceci ne met pas nécessairement en question l'hétérosexualité en tant que norme ou le racisme en tant que structure. (…)
Ochy Curiel
Texte préparé pour la Sixième Rencontre féministe lesbienne latino-américaine (EFLAC) qui s'est tenue en 2004 au Mexique. Le texte intégral est disponible en espagnol sur le site de
Rebelión :
http://www.rebelion.org/noticia.php?id=5920
Rebelión est un moyen alternatif d'information qui publie des nouvelles que les moyens de communication traditionnels ne considèrent pas comme importantes. Il essaie également de traiter ces informations différemment et à partir d'une perspective féministe.
Traduction Patrizia Tancredi
Relecture Christine Bouchara
La version anglaise de cette interview est disponible dans la publication d’ILGA “Lesbian Movements: Ruptures & Alliances“ page 27.
DJ Majella - Friday 13th @ Recyclart - L-week Opening Party

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